Les œuvres multiples de cette exposition sont sujettes à de nombreux parcours. Une thématique possible : savourer ces œuvres pour les questions quelles soulèvent par rapport à la scénographie ou la théâtralité.
6ème
Des vagues de béton, un "attrape rêve" surdimensionné, des mécaniques noires qui s’enchevêtrent et se dévorent... Le rez-de-chaussée est riche en sculptures qui prêtent à la verbalisation et au scénario imaginaire. A l’aide de croquis et de petites rédactions ils peuvent se projeter dans
l’espace en trois dimensions, celui de la fabrication d’objets et
du travail en volume : notions de forme ouverte et de forme fermée,
utiles pour étudier l’espace architectural et scénographique
. La sculpture de David Peyrou, s’inspirant de souvenirs d’enfance et d’imprégnation de cinéma, est entièrement réalisée en carton peint et associe à son pouvoir fantasmagorique le délicat travail technique de l’équilibre d’une structure faite en matériaux dit "pauvres".
Référence possible : Jean Tinguely
Les vagues de béton de Charlotte Desjardin permettent de questionner la notion d’écart entre la représentation et la réalité, ici le signe "vague" figé dans la matière dense du béton est une métaphore de son rapport au mouvement, à sa force, à son rythme, à sa cadence.
5ème et 4ème
Le "profilé" des couches tectoniques d’un massif montagneux ou les reliefs de cire de Marjolaine Gony sont deux œuvres qui peuvent être mises en parallèle pour comprendre les incidences pour toute production artistique de l’instrumentation et des moyens dans les relations qu’ils entretiennent.
Ces œuvres subtiles et délicates questionnent notre rapport au décors, à ce paysage imaginaire que nous idéalisons et qui ici semble si petit, si fragile. Vous pourrez faire un parallèle avec les peintres romantiques allemands et montrer la différence de position entre l’homme et la nature.
3ème
La notion d’in situ :
Le travail d’Adrien Porcu installé sur la terrasse, permet d’évoquer la spécificité du lieu. La force de l’environnement naturel, les tumultes de la Durolle, sont mis en scène par un couloir de bois. Il nous invite à venir passer notre tête dans le trou surplombant la rivière. Le "point de vue" théâtralisé est renforcé par le miroir du mot lumineux "dog" ou "god" : le jeu de spatialité entre l’œuvre et le spectateur est tourné en dérision. La présence matérielle de l’œuvre dans l’espace et l’investissement du lieu de présentation ; les relations spatiales entre l’œuvre et le spectateur (“être devant”, “tourner autour”, “pénétrer l’œuvre”, etc) sont ici à explorer.
2de
Le cadrage, la lumière et le sujet des photographies de Sarah Duby ne peuvent laisser indifférents les élèves travaillant sur la force de l’image. Le choix de présentation, la mise sous cadre de certaines photos pourront être discutés et sensibiliser les élèves à l’importance de la présentation. La poésie des "sacs plastiques" pourra faire écho à une séquence du film American beauty mais aussi à l’esthétique de l’arte povera.